Le grand-père est-il un pédophile récidiviste?

Le septuagénaire suspecté d'avoir abusé sexuellement de sa petite-fille a été mis en examen hier au palais de justice de Nîmes pour viol sur mineur. Les faits, récemment révélés par l'enfant âgée de 6 ans, ont donné lieu au placement en garde à vue du grand-père dans les locaux de la brigade de recherches d'Alès. Selon nos informations, cet homme aurait réfuté les faits pouvant être qualifiés de viol, il aurait toutefois reconnu des attouchements sexuels perpétrés sur la fillette. L'enquête a par ailleurs révélé le passé judiciaire du mis en cause.

Cet ex-enseignant a été condamné dans les années 1990 par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône. A l'issue de son procès, il avait été reconnu coupable d'actes de pédophilie commis dans son environnement professionnel.

Il avait écopé d'une peine de 18 ans de réclusion criminelle. Comme la loi le permet, il avait bénéficié d'une remise de peine et avait pu se réinsérer socialement, a-t-on appris hier. Mais cette ancienne condamnation et les développements des investigations n'ont manifestement pas plaidé en faveur du suspect.

Ainsi, conduit devant la juge Céline Simitian, du pôle de l'instruction de Nîmes, le grand-père est ressorti du cabinet du magistrat avec une mise en examen pour viol sur mineur en récidive. Il aurait reconnu avoir un comportement relevant de la pathologie.
Pour cette affaire, il risque la réclusion criminelle à perpétuité. Le parquet a réclamé au juge des libertés et de la détention (JLD) son incarcération. Le septuagénaire a été conduit en prison en début de soirée.

Toute personne est présumée innocente tant que justice n'a pas été définitivement rendue. Le nom et des éléments précis concernant le mis en examen ont été volontairement omis afin de préserver la victime.

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 18:09

Enlevée, séquestrée, violée: les 18 ans de calvaire de Jaycee Dugard


SAN FRANCISCO — Séquestréee pendant 18 ans dans un campement à l'arrière d'une maison de Californie, Jaycee Dugard a vécu sous la domination d'un délinquant sexuel qui lui a fait deux filles après l'avoir enlevée à l'âge de 11 ans.

Les voisins savaient que Phillip Garrido, 58 ans, était inscrit au fichier des délinquants sexuels et trouvaient que le jardin derrière sa maison était "malsain", avec son campement de tentes en plastique bleu. Mais aucun ne s'est douté qu'y vivaient une jeune femme enlevée 18 ans plus tôt sur le chemin de l'école et ses deux filles nées d'une relation forcée avec son ravisseur.

Le 10 juin 1991 près de South Lake Tahoe en Californie, Jaycee Lee Dugard, une fillette de 11 ans, blonde aux yeux bleus, toute vêtue de rose, est embarquée sous les yeux de son beau-père par un couple à bord d'un véhicule, alors qu'elle attendait son car scolaire.

Malgré une longue enquête et de multiples recherches, la fillette ne sera jamais retrouvée alors que, selon les enquêteurs, elle a vécu depuis recluse à quelque 250 km de là dans un bungalow insonorisé, avec de l'eau et de la lumière, et ouvrable uniquement de l'extérieur.

L'épave de la voiture qui a servi à l'enlèvement était visible à l'arrière de la maison, garée entre les ronces et les arbustes de manière à masquer un gourbis de cabanes et de tentes qui s'étend sur près d'un hectare, à Antioch, près de San Francisco.

Les fillettes âgées de 11 et 15 ans sont nées là. Elles ne sont jamais allées à l'école et ont été maintenues dans l'isolement complet, selon les enquêteurs.

Les petites avaient été vues à plusieurs reprises par des voisins, à qui Phillip Garrido disait que c'étaient des enfants d'amis. Malgré des visites régulières, un officier d'application des peines, qui suivait Garrido après sa condamnation pour enlèvement et viol en 1971 (pour laquelle il a purgé plusieurs années de prison), n'avait rien remarqué d'étrange.

Le ravisseur vivait avec son épouse Nancy, 54 ans, dont le signalement correspond à celui de la complice de l'enlèvement en 1991, et sa mère, grabataire. Le couple a été incarcéré et s'est vu imposer une caution d'un million de dollars. Il doit être inculpé vendredi d'enlèvement et de séquestration, ainsi que, pour le ravisseur, de viols et actes sexuels sur une mineure.

Fasciné par le pouvoir et le contrôle de l'esprit et habité par d'étranges convictions religieuses, Garrido tenait un blog sur internet baptisé "Les Voix révélées" et distribuait des tracts religieux à ses voisins.

C'est en distribuant ces tracts sur un campus universitaire, accompagné par les deux fillettes dont une "était tout le temps collée à lui", selon une voisine, qu'il a été remarqué puis interpellé.

Au cours d'un dénouement étrange qui laisse beaucoup de questions sans réponse, Garrido qui selon la police a montré une volonté de "coopération" et ses victimes se sont identifiés de plein gré auprès de la police.

"On n'a jamais entendu un cri ni d'appels à l'aide", a raconté une voisine, Heather McQuaid-Glace. Les enquêteurs n'ont pas évoqué de tentative d'évasion.

Dans une interview réalisée après son arrestation par la chaîne locale de télévision KCRA, le ravisseur présumé s'est presque vanté d'une relation positive avec sa victime. "Notre relation (avec Jaycee Dugard qu'il nommait Allissa) est des plus attendrissantes", a-t-il assuré, expliquant qu'il dormait tous les soirs avec les petites filles dans ses bras. "Je ne les ai jamais embrassées, il faut y aller lentement", a-t-il ajouté.

# Posté le dimanche 06 septembre 2009 18:05

Inceste en Turquie : l'abus le plus invisible


En raison de la structure patriarcale de la société turque, de nombreuses victimes d'inceste sont obligées de se taire et de subir ce traumatisme chronique. De nombreux auteurs d'inceste sont des pères, suivis par des membres mâles de la famille, tels que les grands-pères, les frères aînés et les oncles paternels ou maternels. Le 23 juin 2009, un rapport intitulé "Comprendre le problème de l'inceste en Turquie" a été présenté à un panel à Ankara. L'étude a été conduite par la Demography Association et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP). L'étude est basée sur des interviews avec des professionnels qui traitent les cas d'inceste en Turquie. Le Collectif VAN vous propose la traduction de cet article en anglais publié sur Bianet du 24 juin 2009.

Inceste: l'abus le plus invisible

En raison de la structure patriarcale de la société turque, de nombreuses victimes d'inceste sont obligées de se taire et de subir ce traumatisme chronique.

Le 23 juin 2009, un rapport intitulé "Comprendre le problème de l'inceste en Turquie" a été présenté à un panel à Ankara. L'étude a été conduite par la Demography Association et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP). L'étude est basée sur des interviews avec des professionnels qui traitent les cas d'inceste en Turquie.

L'étude vise à présenter les dimensions du problème, à le rendre plus visible, et à attirer l'attention sur les limitations de la méthode actuellement utilisée pour gérer ce problème.
Selon le rapport, la plupart des cas d'inceste en Turquie, comme ailleurs dans le monde, restent secrets.


Interviews avec des professionnels


Les chercheurs ont interviewé 98 professionnels - des enseignants, des juges, des sages-femmes, des policiers, des médecins, des procureurs, des avocats, des psychologues, des psychologues de services sociaux et des membres d'ONG, - dans les provinces d'Ankara, d'Adana, de Diyarbakır, d'Erzurum, d'Istanbul et de Kocaeli.

L'étude parle des victimes, des auteurs et de leur environnement familial, elle révèle les cas d'inceste et les problèmes qui s'ensuivent, ainsi que les problèmes auxquels sont confrontés les professionnels.

Bien que tant des filles que des garçons soient victimes d'inceste, l'étude montre qu'il y a plus de victimes féminines. Plusieurs filles ou garçons vivant dans la même maison peuvent en être victimes soit en même temps, soit à des périodes différentes. Certains cas débutent par du harcèlement et se poursuivent par un viol, tandis que d'autres cas débutent directement par un viol.

La résistance des enfants est vaincue soit par des récompenses, soit par des menaces, avec utilisation de violence physique, ou par la menace de faire du mal à ceux qu'ils aiment.



Pères, grands-pères, frères, oncles...



Les exemples donnés par les professionnels montrent que de nombreux auteurs d'inceste sont des pères, suivis par des membres mâles de la famille, tels que les grands-pères, les frères aînés et les oncles paternels ou maternels. Ils peuvent avoir n'importe quel âge et provenir de toute classe sociale, mais l'abus d'inceste père/fille ou père/fils semble être le plus commun, suivi par celui des grands-pères, puis par celui entre frères et s½urs.

Une découverte importante est que ceux qui commettent l'inceste l'ont souvent subi pendant leur propre enfance.


Tous types de familles


Tous les types de familles sont affectés par l'inceste, de la famille nucléaire à la famille recomposée, les familles monoparentales et les familles avec deux parents ou les familles sans parents.

Les experts expliquent le fait que les cas d'inceste les plus nombreux se trouvent dans des familles aux bas revenus en raison du nombre plus important de ce type de familles dans la société et parce que la puissance économique permet de cacher l'inceste plus facilement. Lorsqu'un cas d'inceste est découvert dans des familles aisées, il est souvent camouflé sans qu'un tribunal soit saisi.

La grossesse est un facteur qui permet souvent de découvrir l'inceste, et encore une fois, les individus qui ont un niveau d'éducation et de revenus plus élevés sont plus prudents en matière de prévention de grossesse ou ils recourent à des services médicaux privés.


Le rôle des mères


Les experts disent que les mères pensent pouvoir se rendre compte tout de suite si l'inceste a lieu et elles affirment que si un enfant le dit à sa mère, elle le croirait immédiatement ou elle serait immédiatement consciente de tout acte suspect et y réagirait.

Cependant, en réalité, elle peut ne pas découvrir l'inceste, elle peut ne pas croire qu'il a eu lieu, et même si elle le découvre, elle peut ne pas avoir la force de le faire cesser. Les professionnels font remarquer que l'inceste a souvent été considéré comme étant de la faute de la victime et non celle de l'auteur de l'acte, que toute la famille était jugée et que la mère pouvait être sous la domination de l'auteur de l'acte d'inceste. Elle peut aussi ne pas avoir les ressources économiques nécessaires ou la connaissance des institutions auxquelles elle doit s'adresser.

Cependant, les mères peuvent aussi jouer un rôle important pour faire découvrir l'inceste et pour soutenir ensuite l'enfant affecté.

Un autre résultat du rapport montre que lorsque les membres de la famille communiquent bien, il est plus facile de révéler l'abus.

Outre les membres de la famille et de la maisonnée, d'autres personnes doivent être attentives à ce problème, particulièrement dans les écoles, les institutions médicales, les ONG, et les psychologues.


Processus difficile pour révéler l'abus


Une fois l'inceste révélé, beaucoup d'autres problèmes surviennent. Les professionnels ont indiqué que les victimes étaient abattues par l'enquête et le processus judiciaire. L'un des problèmes est le manque d'amendements légaux exigeant que les déclarations soient filmées et faites en présence d'un professionnel. Un autre problème est que les lieux où les déclarations sont faites et où les procès se déroulent ne sont pas appropriés pour des enfants.

Rassembler des preuves et émettre un diagnostic sur les dommages physiques et psychologiques sont essentiels pour déterminer la sanction. Les professionnels ont parlé des problèmes avec les instituts médico-légaux et du manque de spécialistes des maladies et de la psychologie infantiles.

Un autre problème décrit par les experts dans le rapport est que la victime de l'inceste était accusée et que l'attention se fixait sur "honneur". Les soins médicaux pour les victimes et les enfants nés de l'inceste étaient jugés insuffisants.
Les solutions suggérées sont d'augmenter le niveau d'éducation, d'information et de communication, une institutionnalisation des pratiques [...] ainsi que des approches interdisciplinaires.


De nombreuses études montrent que les victimes d'inceste vivent avec les effets de cet abus tout le reste de leur vie et que leur vie est négativement affectée à long terme. Si l'on tient compte de la structure patriarcale de la société turque, il est clair que de nombreuses victimes sont forcées de se taire et de subir ce traumatisme chronique

# Posté le mardi 21 juillet 2009 07:35

Un sénateur UMP en exercice jugé aux assises pour viols sur mineure


Jean Faure est accusé d'avoir violé la fille d'une ancienne maîtresse entre 1986 et 1991. Dans un procès à huis clos, le parlementaire, qui siège toujours au Sénat, encourt jusqu'à 20 ans de réclusion.

Le sénateur UMP de l'Isère, Jean Faure, soupçonné d'avoir violé à plusieurs reprises la fille d'une ancienne maîtresse, alors qu'elle était âgée de 6 à 11 ans, s'est ouvert mercredi 1er juillet devant la cour d'assises de Paris. Un procès dont les avocats soulignent le caractère exceptionnel, l'accusé siégeant toujours au Sénat.
"Que des sénateurs ou des députés soient non seulement mis en cause, mais jugés devant une cour d'assises, c'est rarissime", estime Eric Morain, un avocat extérieur au dossier.
Ce procès fait suite à une plainte déposée à la brigade des mineurs en mars 2003 par une femme de 22 ans. Cette dernière, fille d'une ancienne maîtresse du sénateur, accuse le parlementaire de l'avoir contrainte à des fellations et d'avoir commis sur elle des attouchements entre 1986 et 1991.

"C'est parole contre parole"
Le parlementaire de 72 ans a toujours contesté ces accusations. Selon lui, la mère de la plaignante lui devait de l'argent. Elle aurait alors suggéré la plainte pour ne pas avoir à rembourser ses dettes.
Le sénateur, qui encourt jusqu'à vingt ans de réclusion criminelle, clame son innocence. "C'est un dossier où il n'y a rien, pas un élément matériel, seulement les déclarations de la partie civile", a déclaré Hervé Lehman, l'un de ses trois avocats, avant de conclure : "C'est parole contre parole".
Selon la plaignante, le parlementaire l'a contrainte à des fellations et a commis sur elle des attouchements. Les faits se seraient produits à Paris, entre 1986 et 1988. La fillette d'alors venait parfois retrouver sa mère dans le studio que Jean Faure lui louait dans le VIe arrondissement.
Toujours d'après la jeune femme, d'autres faits auraient eu lieu entre 1988 et 1991 dans l'appartement de Courchevel (Savoie) où elle vivait avec sa mère. Elle ne s'est décidée à porter plainte qu'en 2003, lorsque Jean Faure tente de la recontacter.

"Plus que combatif" pour prouver son innocence
Mercredi, le sénateur, costume foncé, n'a pas tenu à s'exprimer. La semaine dernière, il déclarait sur France Info être "plus que combatif" pour prouver son innocence. Il avait alors regretté ne pouvoir le faire en public, la partie civile ayant demandé le huis clos.
Dès l'ouverture du procès, la présidente Anny Dauvillaire a "ordonné que les débats aient lieu à huis clos" comme la partie civile l'avait souhaité. La plaignante étant mineure au moment des faits, "cette mesure est de droit".
Le verdict est attendu vendredi.

# Posté le mardi 21 juillet 2009 07:27

« J'ai bousillé ma fille, j'ai détruit ma famille »


Une histoire d'inceste, entre un Grand-Synthois de 32 ans et sa fille de 6 ans, a été jugée jeudi.

« Je n'arrive pas à expliquer mon geste. Je sais juste que j'ai bousillé ma fille, j'ai détruit ma famille », déclare le prévenu. Cheveux coiffés vers l'avant, petite moustache brune, le prévenu, 32 ans, avoue au tribunal ne pas pouvoir donner de raison claire à son passage à l'acte, le 10 mars dernier. Ce jour-là, il est seul à son domicile avec deux de ses quatre enfants, sa femme est partie faire des courses. Habitué à « faire des câlins avec tous ses enfants », il fait de même cette fois, avec son fils et sa fille, âgés de 5 et 6 ans. Mais les deux enfants chahutent. Le père demande au garçonnet de sortir de la chambre. Et là, les « câlins » changent de nature, pour se muer en attouchements sexuels sur la fillette.
Puis, tout va très vite. Aussitôt après, le père demande à sa fille de ne rien dire. Elle n'en fera rien et racontera l'histoire à sa mère, dès son retour. .
Quand elle a entendu les révélations de sa fille, elle en a parlé à son époux, qui s'est braqué. Elle a alors préféré attendre le lendemain pour en rediscuter avec sa fille, puis en reparler ensuite avec son époux, qui, là, a reconnu les faits. » Pour le procureur, les explications du prévenu sont un peu courtes. « La prochaine fois que vous recommencerez, vous direz encore, je ne comprends pas ? » Pour la défense, le travail psychologique qu'a engagé le prévenu est un bon signe. Le tribunal l'a condamné à 3 ans de prison dont 18 mois avec sursis mise à l'épreuve. Il devra verser 1 000 E de dommages et intérêts. Un mandat de dépôt a été prononcé.

# Posté le lundi 29 juin 2009 17:21